Au commencement de votre vêtement…

Au commencement de votre vêtement…

Avant de se transformer en top, jupes, chemises ou encore pantalons CONOUCO que vous aurez tous loisir de porter, le lin doit passer par un processus essentiel et nécessaire pour fournir une matière textile de qualité.

Après la culture du lin, la transformation se fait en 5 étapes:

1. Le rouissage

Les tiges de lin sont étalées sur le terrain par le liniculteur en longues nappes. Au contact du sol et grâce à la rosée du matin ou aux pluies de l’été, des micro-organismes (champignons et bactéries) vont s’attaquer à la tige pour séparer les fibres de la paille puis vont s’attaquer aux substances appelées ciment qui relient chaque fibre entre elles. Cette opération naturelle s’appelle le rouissage. Le liniculteur va régulièrement surveiller pour vérifier que cette opération se passe bien. Il sera éventuellement amené à retourner les nappes de lin avec une machine pour obtenir un rouissage homogène. C’est important pour obtenir des fibres fines et solides pour créer par la suite de beaux vêtements. Une fois cette opération terminée, le liniculteur fait de grosses balles rondes et les livre à l’usine.

2. Le teillage

Le lin livré en balles par le liniculteur va tout d’abord être teillé. Le teillage est une opération mécanique qui consiste dans un premier temps à séparer les graines des pailles.

Dans un deuxième temps, le teillage permet de séparer les fibres de la paille et les fibres entre elles. Pour cette dernière opération, la paille passe d’abord dans des cylindres cannelés pour la « casser » sans abîmer les fibres. Puis des grands peignes vont permettre de séparer ces morceaux de paille appelés anas et la fibre que l’on appelle filasse quand les fibres sont longues et étoupes quand les fibres sont courtes.

3. Le peignage

La filasse issue du teillage est d’abord peignée avec des peignes de plus en plus fins. Cette opération permet d’éliminer tous les petits morceaux de paille restant et surtout de séparer petit à petit, toutes les fibres entre elles. On obtient ainsi de véritables cheveux d’ange, des fibres fines bien démêlées presque soyeuses. Ces fibres peignées sont rassemblées pour constituer un long ruban continu. Ce ruban est à nouveau étiré pour obtenir une faible épaisseur que l’on tord légèrement pour renforcer sa solidité. C’est l’étirage et le ruban devient alors une mèche.

4. La filature

Pour filer le lin, il existe 2 procédés bien distincts :

– la filature au mouillé utilise les fibres longues qui sont passées au peignage. Dans la filature au mouillé, la mèche est trempée dans de l’eau à 60 ou 70° C pour rendre la fibre plus souple et la ramollir. Les fibres élémentaires sont ensuite tordues et permettent de réaliser des fils fins et homogènes. Ces fils de haute qualité sont souvent réservés à l’habillement et au linge de maison.

– la filature au sec utilise souvent les étoupes qui ont été aussi peignées et étirées. Dans ce cas, les rubans sont filés sans passer dans l’eau. Il en résulte des fils plus rustiques et plus épais. Ces fils sont généralement réservés aux tissus pour la décoration ou pour des usages techniques.

5. Le tissage

Le tissage s’effectue sur les métiers à tisser normaux. Sur ceux-ci, les fils sont entrecroisés un par un, fils de chaîne (longueur) et fils de trame (largeur). On peut ainsi obtenir des tissus pur lin ou des mélanges. Par exemple, quand on parle de « métis », le fil de chaîne est en coton, le fil de trame en lin.

6. Confection

La confection est réalisé chez Héritage Confection en Vendée dans leur atelier à Belle ville sur Vie.

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